Désolé pour le titre quelque peu agressif, mais il semble bien que le phénomène prenne de l’ampleur…
Alors sortons les dents !
Quand vous tombez dessus pour la première fois, vous vous dites souvent : “Eh bien ! Voici une mauvaise traduction.”
Mais (si vous avez le courage), en revenant sur le texte, vous vous rendez assez rapidement compte qu’il s’agit en fait d’un texte rédigé dans un très mauvais français.
Le contenu à bas coût débarque sur le Web francophone avec, pour navire amiral, les prestations (mauvaises) de référencement. Consignes que je permettais déjà de railler en février 2007. Oui il faut du contenu éditorial pour être bien référencé dans Google, mais il faut surtout du contenu de qualité pour être lu.
“Mais le contenu qualitatif, ça coûte cher ?” Eh oui ma bonne dame, la qualité cela demande des compétences, du temps, de la réflexion (C’est quoi l’angle ? Quels mots clés ? Vers quel site il sera pertinent de lier l’article ?)… Et donc cela a un coût.
“2 centimes du mot” m’annonce un éditeur de blogs l’autre jour, enfin, un éditeur de pièges à Adwords pour être plus précis. J’ai déjà eu un peu de mal à faire une conversion en “signes” pour voir ce que cela représentait : 4,40 euros le feuillet (l’article). Qui dit mieux ?
On se demande comment on peut produire à ce prix. C’est obligatoirement sur une bonne base de plagiat. Soit de la traduction d’un document original en anglais, soit du copié/collé/assemblé de contenu existant en français.
Devant cette réelle menace de pillage, Web Report a décidé de se doter d’outils de contrôle. Ce qui est une assurance supplémentaire d’éviter des phénomènes de duplicate content pour nos écrits.
Google annonce à qui veut l’entendre qu’il va insister sur la pertinence des contenus indexés. Il a bien raison, ces contenus pourris sont en effet l’équivalent des fermes de liens créées à l’époque pour détourner les principes de popularité du moteur star. Vite, ça urge !
On rigole… mais ce n’est pas drôle. Signé : Content low cost.
Les conducteurs non assurés peuvent faire face à plusieurs types de punitions et peuvent ne pas être en mesure de couvrir les charges. Obéissez à la lois de la circulation, spécialement la limite de vitesse.
Beurk !


Je ne vois pas où est le problème du contenu… Peut-être que dans d’autres pays les gens qui font des infractions de la route subissent plusieurs punitions
- en place publique
- à domicile
par une maîtresse vengeresse appelée “la lois de la circulation” ?
Plus sérieusement, ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est que les internautes s’habituent vite à lire de la m… sous prétexte qu’on est sur le Net. La preuve : le langage sms sur les forums, heureusement de plus en plus décrié par les modérateurs.
Peut-être va-t-on vers un contenu à deux vitesses : le low cost et le contenu de qualité. Reste à savoir où l’on veut se placer… Les clients de Web Report, eux, savent où ils sont et les chiffres sont là pour démontrer que c’est la qualité qui rapporte le plus à long terme
Entièrement d’accord. La médiocrité qui se répand est inquiétante, et nuit même à la crédibilité du Web.