Un texte de qualité, cela passe par un style d’écriture clair, concis et sans fautes. C’est tout ? Pas sûr… Il y a aussi les règles de typographie. “Est-ce qu’on met une espace avant le point ou après ?”, “ma ponctuation je la mets avant ou après les guillemets ?”, autant de questions qui paraissent bien futiles au premier abord, mais qui ont bel et bien leur importance. Même si beaucoup s’en moquent comme de colin-tampon, chez Web Report, on y prête toute notre attention.
Si les fautes d’orthographe ont le don de détourner l’attention du lecteur, les fautes de typographie aussi. Imaginez donc un texte où les espaces sont placées n’importe où, où des majuscules sont oubliées, où les mots sont collés les uns aux autres. Cela nous déstabiliserait et rendrait les phrases presque incompréhensibles. Parce que, qu’on le veuille ou non, depuis petit, notre œil est habitué à voir les choses bien écrites. Si l’on ne connaît pas les règles de typographie, on en reconnaît pourtant les manquements.
Un exemple, qui m’horripile (Bernard Pivot, sors de ce corps !), c’est le mot “et cætera”. Utilisé sous sa forme abrégée “etc.” (on n’oublie pas le point, merci), il est très souvent associé aux points de suspension. Et là, j’ai envie de crier : “Pourquoi ?” La locution latine, qui veut dire “et le reste”, ne se suffit-elle pas à elle-même pour se voir suivie de trois petits points, qui servent à écourter une énumération ? Cela donne ce que l’on appelle un pléonasme typographique. “Etc.” s’utilise donc seul, tout comme les points de suspension.
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