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La typo, ça peut faire mal

Posted: décembre 29th, 2008 | Author: | Filed under: Rédaction | Tags: , | 5 Comments »

Un texte de qualité, cela passe par un style d’écriture clair, concis et sans fautes. C’est tout ? Pas sûr… Il y a aussi les règles de typographie. « Est-ce qu’on met une espace avant le point ou après ? », « ma ponctuation je la mets avant ou après les guillemets ? », autant de questions qui paraissent bien futiles au premier abord, mais qui ont bel et bien leur importance. Même si beaucoup s’en moquent comme de colin-tampon, chez Web Report, on y prête toute notre attention.

Si les fautes d’orthographe ont le don de détourner l’attention du lecteur, les fautes de typographie aussi. Imaginez donc un texte où les espaces sont placées n’importe où, où des majuscules sont oubliées, où les mots sont collés les uns aux autres. Cela nous déstabiliserait et rendrait les phrases presque incompréhensibles. Parce que, qu’on le veuille ou non, depuis petit, notre œil est habitué à voir les choses bien écrites. Si l’on ne connaît pas les règles de typographie, on en reconnaît pourtant les manquements.

Un exemple, qui m’horripile (Bernard Pivot, sors de ce corps !), c’est le mot « et cætera ». Utilisé sous sa forme abrégée « etc. » (on n’oublie pas le point, merci), il est très souvent associé aux points de suspension. Et là, j’ai envie de crier : « Pourquoi ? » La locution latine, qui veut dire « et le reste », ne se suffit-elle pas à elle-même pour se voir suivie de trois petits points, qui servent à écourter une énumération ? Cela donne ce que l’on appelle un pléonasme typographique. « Etc. » s’utilise donc seul, tout comme les points de suspension.


5 Comments on “La typo, ça peut faire mal”

  1. 1 Prosper said at 22:29 on janvier 21st, 2009:

    L’inconvénient, lorsqu’on se fait le chantre du respect de l’orthographe, de la grammaire et de l’orthotypographie, c’est qu’il se présente toujours un ronchon pour vous renvoyer dans les cordes…

    Chère Chrystelle je souhaite attirer votre attention sur les points suivants de votre contribution.

    « aux premiers abords » : pourquoi appliquer le pluriel à cette locution parfaite au singulier ?

    « notre oeil » : et la ligature ?

    « Utilisé sous sa forme abrégé » : abrégé ne le serait-il pas un peu ?

    Pourquoi utiliser les guillemets anglais à la place des guillemets français ? Entre nous soit dit, c’est déjà beaucoup mieux que l’horrible double quote.

    Ne voyez dans ces petites remarques que la preuve de mon humeur taquine, et un intérêt partagé pour une écriture soignée, en particulier sur le web.

    Alors que sonne l’heure de poster ce message, me taraude bien évidemment la terrible question de savoir s’il ne contient pas lui-même quelques grossières erreurs.

    Et si d’aventure vous cherchez des correcteurs, n’hésitez pas à me contacter.

    Bien cordialement.

  2. 2 Chrystelle said at 11:23 on janvier 22nd, 2009:

    Merci Prosper pour vos remarques judicieuses et éclairées. Cela fait toujours plaisir de voir qu’il y a encore des personnes que la langue française intéresse.

    Comme on dit : « La critique est facile, l’art est difficile. » Quoi de plus ardu que de se relire soi-même ? Et je vous rassure, loin de moi l’idée de me faire le chantre (ici châtré…) de l’orthographe.

    Si je rappelle ici quelques règles, c’est aussi pour ne pas les oublier ;-)
    - »Aux premiers abords » et « abrégé » sont simplement le résultat de mon étourderie.
    - En ce qui concerne les ligatures et les guillemets anglais : nous travaillons sous WordPress, plate-forme anglaise qui ne reconnaît pas ces ligatures. Cela demande une intégration un peu fastidieuse (Word, puis « bloc-notes », puis plate-forme… lettre par lettre), mais pour vous faire plaisir, j’en ai fait la correction. Idem pour les guillemets ici anglais : les guillemets français ne sont pas reconnus, à moins de passer par l’html (nous allons faire nos recherches) ?
    Ceci explique donc cela.

    Nota bene : les règles de typographie en cours recommandent une capitale pour le mot « Web ». Et après « Chère Chrystelle » (merci d’ailleurs de ne pas avoir écorché mon prénom si malmené depuis mon enfance), une petite virgule pour respirer aurait été la bienvenue. Moi aussi, à mes heures, j’ai un goût certain pour l’agacerie…

    En tout cas, Prosper, je vous sais gré de votre tolérance. « Errare humanum est »… Youpla boum…

  3. 3 Benjamin said at 12:08 on janvier 22nd, 2009:

    pour aller dans le sens de Chrystelle, je confirme que les plateformes de gestion de contenu et le langage html n’ont jamais aimé la typographie française. Nous avons déjà la chance d’avoir des accents ;-), ne nous plaignons pas. Par exemple pour les apostrophes, il y a plusieurs façons de coder, ce qui explique parfois la présence sur certains sites de lettres incompréhensibles. C’est donc un réel effort de tenter de reproduire des signes corrects dans un texte publié sur Internet.

  4. 4 Marie said at 19:29 on janvier 23rd, 2009:

    Pour aller (aussi) dans le sens de Chrystelle (mais un autre), ce qui est intéressant, c’est le positionnement, complètement différent.

    Quand le rédacteur est attentif aux sources, à l’info, à l’angle, au style, le correcteur, lui, s’attache aux détails typographiques, se remémore ses cours de grammaire, décortique un texte et le scrute sans pudeur.
    Nous savons qu’être le correcteur d’un texte dont on est l’auteur est un piège terrible.

    Pourtant, gare aux rédacteurs qui voudraient envoyer leurs textes à la correctrice sans les avoir eux-mêmes relus ! La correctrice n’est pas la poubelle des fautes d’orthographe. C’est une petite touche supplémentaire, un petit rien qui fait toute la différence… qui fait notre différence.

  5. 5 Chrystelle said at 11:33 on janvier 28th, 2009:

    Merci pour ce plaidoyer Marie : non, le correcteur n’est pas une machine à déblayer les fautes. Plus le texte est propre, mieux il peut travailler et être une véritable valeur ajoutée.
    C’est exactement ça ! :) ;-)


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