Nescafail : la première rançon versée après une prise en otage d’e-Réputation
Posté le: décembre 23rd, 2011 | Auteur: Benjamin | Catégorie: News | Tags: community management, eréputation, facebook | 1 Commentaire »C’est un concours Facebook qui devait permettre de gagner des like par dizaine de milliers qui se termine par la première « rançon » payée par une entreprise sous la pression d’une communauté web.
Cela commence par un concours, sur la page de Nescafé Hongrie. L’idée est de faire produire par les internautes des vidéos décalées et ensuite de sélectionner la meilleure. Les internautes sont invités à liker leur film préféré. La suite est racontée dans le détail par Minute Buzz .
Un jeune hongrois, membre de la très active communauté 9gag poste une vidéo de son petit frère. Avec l’aide de sa communauté, il obtient 47 000 « j’aime », plus encore que la page Nescafé Hongrie elle-même. Mais le gamin n’est pas sélectionné. Il est handicapé. Doit-on y voir une relation de cause à effet. La communauté 9gag ne se pose pas longtemps la question. Pour elle c’est une évidence. Elle décide de « multiposter des messages agressifs sur la page facebook corporate de Nescafé monde et de Nescafé hongrie. »
Cette guerre n’est pas sans rappeler une opération similaire de la part de GreenPeace contre Nestlé (maison mère de Nescafé).
Nescafé tentera d’expliquer que les règles ont été suivies par l’entreprise, qu’il n’y a pas eu de discrimination, la 9gag Army a poursuivi ses bombardements sur la page.
Et puis, mardi 20 décembre, sur la page Facebook de 9gag ce message.
I made a deal with Nescafé. They will donate 5000$ to the Pető Institute, which is my brother’s school. Also they will give special treatment for my brother. Listen carfully now: we reached our goal, we did what we wanted. Nescafé made the right decision, so we need to appreciate it, and support it, so this could be a real Cristmas story, and you are part of it. Let’s finish this like a boss: can you guys write some thanks for the Nescafé walls?
Nescafé a donc versé 5 000 dollars pour que cela s’arrête. Et l’animateur de la guérilla de préciser : « Nous avons atteint notre but (…) Pouvez-vous les gars écrire quelques remerciements sur les murs de Nescafé ».
Si l’on considère que la communauté a pris en otage les pages Facebook de l’entreprise, on peut donc estimer qu’elle a payé une rançon pour qu’elles soient libérées. C’est un événement majeur dans le web participatif. Les communautés d’internautes savent maintenant qu’elles peuvent être payées si elles démontrent qu’elles peuvent porter atteinte à l’e-réputation d’une marque.






